Dans l’équipe de votre magazine Youngtimers : Thierry Réaubourg

Sep 15, 2021 | À la une, Actus, L'équipe, La fabrique de Young

Votre magazine Youngtimers, c’est une équipe passionnée qui vous propose chaque mois des essais et reportages 100% inédits. Alors, on a pensé qu’il serait intéressant de vous les présenter, que vous puissiez mettre un visage et mieux connaître celles et ceux qui alimentent le magazine Youngtimers avec passion. Nous vous proposons l’interview d’un journaliste, rédacteur, photographe, graphiste, qui travaille à la production de Youngtimers.

Aujourd’hui, c’est au tour de Thierry Réaubourg, journaliste essayeur et figure emblématique du magazine Youngtimers depuis sa création en 2010, de se présenter…

La question Tweet : Thierry, présente-toi en 240 caractères

Fan de bagnoles, journaliste, presse auto modernes et anciennes, brocantes, collections, miniatures, plaques émaillées, pompes à essence, automobilia, copains, bouffes, barbecue, côte de bœuf, bières belges, 51 ans, marié, un fils, un chien et neuf voitures au garage : hop, 231 signes !

Depuis quand travailles-tu pour le magazine Youngtimers ?

Je fais partie des pionniers, puisque nous imaginions déjà à quoi pourrait ressembler cette revue, avec François-Xavier Basse (le rédac’ chef), lorsque nous bossions encore pour Auto Plus, au milieu des années 2000. Quand j’ai quitté ce célèbre hebdomadaire, fin 2009, « FX », qui avait déjà pris la poudre d’escampette quelques années plus tôt et commencé à murir projet, m’a proposé de le rejoindre. Nous avons mis les premiers sujets en boîte dès février 2010, avec nos propres voitures et celles des copains. En mai, sortait le premier numéro, alors bimestriel. Nous sommes très vite passés mensuel, et cela fait bientôt onze ans que ça dure…

Quel est ton job pour le magazine ?

Le plus chouette des métiers pour un indécrottable « caisseux » de mon  espèce : je les essaye ! Mon rôle n’est cependant pas de juger froidement chaque petit détail pour établir une quelconque hiérarchie, comme s’il s’agissait d’une banale Clio neuve. Mais plutôt de partager mes impressions de conduite, mâtinées d’un peu d’histoire et de technique, avec l’œil et la plume du passionné. Parfois un tantinet moqueur, je l’avoue ! Mais qui aime bien châtie bien. Je préfère d’ailleurs rédiger un papier sur une improbable Yugo 45 que sur une énième 205 GTI… Les belles rencontres font aussi le sel de ce métier. Certains propriétaires sont en effet devenus de vrais amis. Par les temps qui courent, ces chaleureuses relations sont devenues très précieuses à mes yeux.

Quel est ton parcours pro ?

Je voulais devenir designer automobile ! Mais mon stage de seconde, en école d’arts graphiques, m’a fait découvrir l’univers de la presse. En effet, comme je voulais absolument « croquer » des voitures, j’ai pensé que je pourrais peut-être réaliser les illustrations des futurs modèles pour certaines publications automobiles. L’Automobile Magazine a répondu favorablement à mon courrier, mais je n’y ai jamais sorti un crayon ! Le métier de maquettiste (mise en page) m’a immédiatement séduit, sachant que je pouvais honnêtement gagner ma vie, dans l’univers de la bagnole, sans faire d’interminables études… Il se trouve surtout que l’équipe qui m’a alors pris sous son aile a quitté L’automobile Magazine, un mois à peine après mon stage, pour créer Auto Plus ! Alors que le n°1 sortait en septembre 1988, je rempilais pour ma troisième et dernière année au lycée, que j’ai jalonnée de visites au sein du nouvel hebdomadaire. Résultat des courses, aussitôt obtenu mon diplôme de « maquetteux » en juin 1989, je suis venu grossir les rangs de la rédaction… Trois ans plus tard, en sus de la mise en page, le Rédac’ Chef accepte de me céder un quart de page dans chaque numéro, pour causer voitures miniatures. Une autre de mes envahissantes passions ! Voilà comment j’ai rédigé mes premiers (mini) papiers. Puis vinrent quelques sujets « rétro », suivis de petits essais nouveautés d’une demi-page, pour dépanner les collègues… Jusqu’à la consécration, fin 1999 : « Essayeur, ça te tente ? ». Malgré une totale inexpérience en la matière, j’ai bien sûr répondu par l’affirmative et me suis formé au métier « sur le tas ». Les changements d’équipes et d’ambiance m’ont hélas poussé à quitter le navire en 2009, après 21 ans au sein de cette publication. La suite, vous la connaissez : je la raconte un peu plus haut. Nonobstant, la vie n’étant qu’un éternel recommencement, Auto Plus est revenu toquer à ma porte en 2019. Me voilà donc de nouveau à rédiger des comparatifs ! Mais rassurez-vous, je suis resté pigiste : ma collaboration avec Youngtimers n’est donc nullement remise en cause. Il faut dire que disserter sur la capacité de la batterie du dernier SUV électrique avec un attaché de presse fraîchement sorti d’une école de communication n’a pas tout à fait le même charme que de faire chanter un V6 Alfa ou un VTEC Honda…

Niveau bagnole, tu roules en quoi ?

Ayant toujours eu une appétence pour les productions d’outre-Atlantique, je me suis offert ma première « ricaine » en 1994 : une Ford Mustang Fastback de 1965, française d’origine (avec boîte manuelle, freins à disques et pont autobloquant), que je possède toujours. Lorsque j’ai eu la place pour stocker une seconde voiture, au début des années 2000, j’ai acheté ma première Cox. Je suis fan de cette caisse depuis mon adolescence ! Une découvrable 1963 vert pâle entièrement d’origine. Elle a cédé sa place à un cabriolet de 1960 restauré à neuf, que j’ai importé des Etats-Unis il y a sept ans. Mon hangar abrite autrement trois Volvo (j’en ai eu quatorze au total, mais jamais plus de cinq en même temps !) : la 850 T-5R jaune de 1995, que nos lecteurs connaissent bien, une 245 GLE de 1979 « américanisée » (phares ronds) et mon daily driver, la 240 GLT de 1991. Le break Amazon de 1963 et la 145 orange de 1974 sont partis juste avant le Covid, à l’instar de la Jaguar X300 que je partageais avec un confrère. J’ai en revanche conservé la Golf 1 cabriolet de 1992, qui sert de voiture « de vacances » chez mes beaux-parents, à La Baule. Le reste du parc se compose sinon de la Mini Cooper 2016 de mon épouse, de la Honda Civic EG3 1995 du fiston (qui vient de récupérer une MX-5 NA à retaper) et d’une brave Honda Jazz CVT de 2004, que j’ai piquée à ma maman : sa vignette Crit’Air 2 me permet de circuler au cœur de la tristement célèbre ZFE parisienne, mes autres montures n’y étant pas les bienvenues…

Tu dois composer un garage de rêve de trois véhicules, tu mets quoi dedans ?

Trois seulement ? Dur ! Je fais devoir tricher un peu alors… Partons sur trois anciennes et trois youngtimers ! Je pourrais ainsi probablement me « contenter » d’une Cobra 289 FIA, d’une Ferrari 250 GT SWB et d’une Cox split window Deluxe (1949/52), dans la première catégorie. Pour la seconde, allons-y pour les voitures-poster de ma jeunesse : Lamborghini Countach, McLaren F1 et Ferrari F355. Rien de très original, en somme…

Une anecdote de journaliste auto à nous raconter ?

J’ai vu et entendu tellement de pitreries en trente ans de carrière qu’il y a de quoi noircir un bouquin entier. J’ai notamment le souvenir de la présentation d’un nouveau monospace « made in Wolsfburg », dans les Monts du Roannais, où nous avions rendu visite à un affineur de fromages très réputé, ponctuée de dégustations à base de lait cru, mais aussi de jus de raisin… La fin du parcours, qui nous amenait à la célèbre maison Troisgros, fut pour le moins épique, avec un grand classique du genre entre essayeurs : « Le dernier arrivé paye l’apéro » ! Imaginez la tête du voiturier, à la porte de son restaurant étoilé, lorsqu’à déboulé notre armada de Touran, pneus à la corde et plaquettes fumantes, après une descente de col façon grand-prix… Nous n’en sommes évidemment pas restés là, puisqu’après le somptueux repas et les traditionnels digestifs au bar de l’hôtel, nous avons tous fini dans la chambre du veinard qui disposait de la suite avec jacuzzi. Je vous laisse imaginer la fin du film…

Des projets pour le futur ? De nouveaux essais à venir ?

Avant d’acheter de nouvelles autos, j’aimerais surtout trouver un écrin adéquat pour celle que je possède déjà ! Comme tout collectionneur, je rêve en effet de construire mon petit musée perso, façon vieux garage, avec la déco idoine et bien sûr le coin bar/juke box/flipper pour passer de longues soirées entre potes, à causer vieux boulons une bière à la main. Côté essais, il se murmure que je puisse enfin réaliser un vieux rêve : rouler une Countach et une Testarossa. Mais chut…

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