Un jour, une voiture : Peugeot 505 SXD familiale

Sep 30, 2021 | À la une, Actus, La fabrique de Young

29.700 euros, c’est le prix tous frais compris atteint aux enchères par cette 505 le 19 septembre dernier. Un prix délirant que l’on pourrait justifier par un kilométrage inférieur à 100 km et l’année de sa fabrication, 1992, la dernière pour la 505 à l’usine de Sochaux.

Dans l’absolu, elle n’a rien d’extraordinaire, cette familiale. La finition SX correspond à une GR modèle 90 simplement agrémentée d’un filet latéral adhésif pour les deux dernières saisons. Seuls signes de surclassement, un velours noir type GTI, un volant à quatre branches et des lève-vitres électriques optionnels. Un rare break ou familial GTI sinon un 4×4 Dangel a plus d’intérêt. De surcroît, la maison d’enchère m’a confirmé que cette 505 n’est pas la dernière fabriquée. Il ne s’agit donc que d’une des dernières, mais le symbole que représente cette fin de race reste entier.

Dernière propulsion et dernier grand break de la marque en date, elle clôt une lignée ininterrompue de Peugeot traditionnelles née avec la 203 et poursuivie par les 403, 404 et 504 avec un succès de plus en plus international. Toutes partagent la même famille de moteurs TM/TN/XB/XM/XN à essence sans oublier les célèbres TMD/XD (Indenor pour les intimes) à “huile lourde” qui ont contribué à faire tourner la France. Toutes symbolisent l’archétype de la Peugeot traditionnelle à propulsion, bourgeoise, incassable et africaine par ses débouchés lointains. La 505 est en outre la dernière Peugeot à calandre inclinée vers l’avant, qui détonait dans la photo de famille de la gamme 89, le break et la familiale étant les derniers véhicules particuliers de la marque à posséder un essieu arrière rigide. Seules les berlines possèdent en effet des roues arrière indépendantes.

Un symbole pour 30.000 euros ? Pourquoi pas, tant que quelqu’un le conserve quelque part. On regrette juste que le public ne puisse pas profiter de ce document historique dans un musée ouvert à tous.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Textes et photos : Laurent Berreterot

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